Duolingo japonais : ce qu'il enseigne bien, et ce qu'il passe sous silence

Un avis honnête sur Duolingo japonais, écrit par des gens qui enseignent les syllabaires : les kana, l'ordre des kanji, le rōmaji activé par défaut, et les quatre manques que vous devrez combler vous-même.

By glot.space·

Duolingo est-il efficace pour apprendre le japonais ?

Duolingo japonais est un vrai cours, pas un jouet. Il enseigne correctement les hiragana et les katakana, et la version gratuite est réellement utilisable. Ses limites sont précises : les kanji arrivent dans l'ordre où les phrases en ont besoin, la grammaire est croisée plutôt qu'expliquée, et vous n'apprendrez pas à parler. Prenez-le comme une première couche.

Ce qu'est vraiment Duolingo japonais en 2026

Duolingo japonais, c'est un parcours vertical unique de leçons courtes, regroupées en unités, elles-mêmes regroupées en sections. Si un avis que vous lisez décrit un arbre de bulles de compétences dans lequel on saute d'une branche à l'autre, il décrit une application qui a cessé d'exister en 2022, quand Duolingo a remplacé l'arbre par le parcours et figé l'ordre pour tout le monde.

Le cours depuis le français existe, et il est récent

Voici ce qu'un avis anglophone ne peut pas voir : le japonais depuis le français n'est pas le même produit que le japonais depuis l'anglais. Longtemps, les francophones n'ont pas eu le choix et devaient prendre l'anglais comme langue de départ. Ce n'est plus vrai. Le 30 avril 2025, Duolingo a lancé 148 cours d'un seul coup, ce qui a rendu ses sept langues les plus demandées après l'anglais, dont le japonais, accessibles depuis ses 28 langues d'interface. Le japonais depuis le français en fait partie.

Deux choses à en retenir. D'abord, ces cours sont sortis au niveau débutant, A1 à A2, et Duolingo les a fabriqués en adaptant un tronc commun avec de l'IA générative, pas en écrivant un cours pour des francophones. Ensuite, ils ont rattrapé leur retard : depuis avril 2026, le contenu avancé est disponible quelle que soit la langue depuis laquelle on apprend. Le cours francophone va donc aujourd'hui aussi loin que le cours anglophone.

Ce qui reste vrai, c'est que rien n'y a été pensé pour vous en particulier. Les explications, les exemples et le rythme sortent du même moule que pour tout le monde. Et si vous tombez sur un guide francophone qui affirme encore qu'il faut obligatoirement passer par l'anglais, il date d'avant avril 2025.

Le CECRL, oui ; le JLPT, non

Le cours est calé sur le CECRL, l'échelle européenne, et non sur le JLPT, l'examen qui intéresse réellement la plupart des gens qui apprennent le japonais. En avril 2026, Duolingo a annoncé que neuf cours, dont le japonais allaient désormais jusqu'au B2, qu'il fait correspondre à un score Duolingo de 129. Auparavant, on ne pouvait terminer que du contenu jusqu'au A2, soit un score Duolingo de 59.

C'est une vraie extension, et elle mérite une réserve. Le CECRL, vous le connaissez : c'est l'échelle de votre CV. C'est précisément ce qui rend l'annonce trompeuse pour un lecteur francophone, parce que le mot B2 vous évoque quelque chose de très concret. Or ce B2-là est une revendication de Duolingo, sur l'échelle de Duolingo, mesurée sur du contenu écrit par Duolingo. Ce n'est pas un résultat au JLPT, et aucune correspondance publique n'existe entre le cours et l'examen : votre barre de progression ne vous dira jamais si vous êtes prêt pour le N5 ou le N3. Enfin, un niveau du CECRL en japonais coûte à un francophone bien plus d'heures que le même niveau en espagnol, ce que l'échelle, elle, ne mentionne jamais.

Voici ce que contient le cours actuel :

Élément du coursDe quoi il s'agit
Le parcoursUnités ordonnées de leçons courtes, sans possibilité de sauter
Onglets de caractèresTableaux séparés de hiragana, katakana et kanji, avec leurs propres exercices
StoriesCourts dialogues illustrés que l'on fait défiler
DuoRadioÉpisodes audio calibrés pour les apprenants
Leçons d'expression et de compréhension oralesIntégrées au parcours depuis la refonte de 2025
Mini-unitésUnités intermédiaires plus courtes, pour les scores Duolingo entre 60 et 130
Explain My AnswerExplication grammaticale à chaque erreur, gratuite pour tous depuis le 1er janvier 2026

Résumons donc honnêtement : un cours long, ordonné et gratuit, qui va plus loin qu'il y a deux ans, avec les systèmes d'écriture rangés dans un compartiment à part. C'est dans ce compartiment qu'un avis sur le japonais doit passer l'essentiel de son temps.

Comment Duolingo enseigne les hiragana et les katakana

Correctement, et c'est le point sur lequel les critiques se trompent. Le cours dispose d'onglets de caractères dédiés, que Duolingo décrit comme une fonctionnalité placée en bas de l'écran d'accueil et contenant trois onglets de tableaux interactifs : hiragana, katakana et kanji.

Ouvrez un onglet de kana et vous obtenez le tableau, plus les leçons qui vont avec : tracé, association, écriture et lecture. Le tracé compte plus qu'il n'y paraît. Dessiner さ (sa), き (ki) et ち (chi) dans le bon ordre de traits, c'est ce qui sépare le fait de les reconnaître sur un écran du fait de les lire à vive allure sur un menu.

L'enchaînement est judicieux lui aussi. Les hiragana viennent en premier, ce qui est correct, parce que ce sont eux qui portent les particules et les terminaisons verbales qui font tenir les phrases. Les katakana sont glissés dans les leçons dès le début de la section 1, et les kanji n'apparaissent que plus tard dans cette même section 1, une fois les deux syllabaires en main. N'importe quel manuel sérieux fait la même chose dans le même ordre.

Le vrai défaut, c'est l'emplacement. Les onglets sont posés à côté du parcours plutôt qu'à l'intérieur, et la formulation de Duolingo vend la mèche : on y passe quand on se sent prêt. Rien ne vous empêche de les ignorer pendant des mois, tandis que le parcours principal continue de vous servir des phrases. Quelqu'un qui n'ouvre jamais ces onglets peut se construire une série de 200 jours et rester incapable de lire un panneau de gare.

Deux remarques pratiques. Les onglets de caractères sont sortis d'abord sur iOS et Android, le site web ayant suivi plus tard. Et si vous suivez le cours depuis le français, vous êtes sur la version récente adaptée du tronc commun : vérifiez donc ce que votre appareil affiche réellement avant d'organiser votre semaine autour de ces onglets.

Si ce sont les tableaux eux-mêmes que vous voulez, les nôtres sont gratuits et suivent le même ordre : le tableau des hiragana avec ses 46 caractères et leurs mots d'exemple, puis le tableau des katakana. Et si vous ne voyez pas bien pourquoi le japonais a besoin des deux, hiragana ou katakana règle la question en une page.

Duolingo enseigne-t-il les kanji ?

Oui. Duolingo enseigne les kanji, et les avis qui affirment le contraire ont des années de retard. Ce qui compte, c'est comment.

Le mécanisme est énoncé clairement par Duolingo : quand vous rencontrez un nouveau kanji à l'intérieur d'un nouveau mot du cours, ce caractère devient disponible dans l'onglet kanji. Vous y trouvez ensuite des leçons sur sa forme, sur son emploi dans des mots aux prononciations et aux sens différents, du tracé et de l'écriture à main levée, et des exercices sous forme de casse-tête. Touchez un caractère et vous voyez les mots déjà appris qui le contiennent.

Relisez ce mécanisme deux fois, parce qu'il décide de tout le reste. Les kanji arrivent dans l'ordre où les phrases en ont besoin. Pas par nombre de traits, pas par niveau scolaire japonais, pas par niveau du JLPT, et pas en construisant les caractères compliqués à partir de leurs composants simples comme le fait une application dédiée aux kanji. Un caractère comme 日本 (Nihon, le Japon) apparaît tôt parce que les phrases de débutant en ont besoin, pas parce que c'est l'étape structurellement logique.

Pour beaucoup de caractères, cela ne pose pas de problème. Là où cela vous coûte, c'est sur les lectures. Un même kanji en porte plusieurs, et celle que vous employez dépend du mot dans lequel il se trouve :

MotRōmajiSensLecture de 日 ici
日本Nihonle Japonni
毎日mainichitous les joursnichi
日曜日nichiyōbidimanchenichi, puis bi
hijour, soleilhi

Un cours de kanji enseigne cela comme un système, avec ses règles et ses exceptions. Duolingo vous donne les mots et laisse le système émerger tout seul, ce qui marche si vous en croisez des centaines et cale si vous en croisez quarante.

Le second manque, c'est la comptabilité. Duolingo ne publie aucun nombre de kanji pour le cours de japonais, ni aucune correspondance avec le JLPT. Vous ne pouvez donc pas répondre à la question que se pose toute personne qui apprend les kanji : combien j'en connais, et combien il en reste ? Les avis extérieurs citent des chiffres qui se contredisent entre eux, ce qui est en général le signe que personne ne dispose du chiffre officiel.

Le verdict juste sur les kanji, donc : un vrai enseignement, une vraie pratique, aucun programme.

La question du rōmaji : peut-on esquiver l'écriture ?

Oui, on peut, et le réglage par défaut rend la chose facile. Duolingo le dit lui-même : dès le départ, vous voyez les hiragana et les katakana dans tous vos exercices de japonais, et vous voyez aussi le rōmaji. Son propre conseil est de désactiver le rōmaji pour corser un peu les choses une fois que vous vous sentez plus à l'aise.

Lisez cela comme une décision de produit. Les petites roues sont montées par défaut et c'est à vous de les retirer, ce qui veut dire que la plupart des gens ne les retirent jamais. Duolingo a fait un arbitrage assumé : moins d'abandons la première semaine, plus de gens qui roulent en roue libre pendant un an.

Le coût est précis, parce que le rōmaji résout discrètement les deux choses que les kana essaient justement de vous apprendre.

Il masque la règle des particules. わたしはがくせいです (watashi wa gakusei desu) veut dire « je suis étudiant ». Ce は s'écrit ha et se lit wa, parce qu'il fait de la grammaire au lieu d'épeler un mot. Le rōmaji imprime wa à votre place, et la règle n'a donc jamais besoin d'entrer dans votre tête. Même chose pour へ lu e et を lu o. Notre tableau des hiragana couvre ces trois lectures de particules.

Il masque aussi la longueur, et sur ce point le français ne vous aide pas. Nous n'opposons pas les voyelles longues aux brèves : おばさん (obasan) veut dire « tante », おばあさん (obāsan) veut dire « grand-mère », et pour une oreille francophone les deux se ressemblent. En kana, ce あ supplémentaire est un temps entier, visible et comptable, posé sur la page. En rōmaji, c'est une petite barre au-dessus d'une voyelle, que l'œil enjambe sans s'arrêter.

Le correctif prend une minute. Allez dans les paramètres de votre cours de japonais, désactivez le rōmaji, idéalement vers la deuxième semaine, et acceptez que les trois séances suivantes soient laborieuses. Le menu a bougé d'une version de l'application à l'autre : regardez donc à la fois les réglages en cours de leçon et ceux du cours si vous ne le trouvez pas là où vous l'attendez. Et si votre lecture s'effondre sans le rōmaji, ce n'est pas un recul. C'est l'état réel de votre lecture, enfin visible.

Là où Duolingo japonais est réellement bon

Commençons par la version gratuite, parce que ce n'est pas une démonstration. Vous pouvez faire tout le parcours sans payer. Les séances gratuites sont rythmées par une ressource : Duolingo fait passer les personnes qui ne paient pas des Cœurs à l'Énergie, une batterie que les leçons consomment et que les bonnes réponses rechargent, qui se remplit en une journée environ, avec une publicité facultative ou des gemmes si vous tombez à sec. Le système que vous voyez dépend de votre compte, le basculement s'étant fait progressivement.

Ensuite la série, qui mérite plus de crédit que ne lui en accordent les puristes. Le japonais prend des années, et le mode d'échec habituel n'est pas la confusion, c'est l'arrêt. Duolingo est le meilleur produit jamais conçu pour amener quelqu'un à ouvrir une application de langue un mardi soir où il n'en a aucune envie. Ceux qui lèvent les yeux au ciel devant la ludification devraient compter combien d'apprenants sérieux abandonnent au quatrième mois.

L'entraînement aux kana est la troisième réussite. Les onglets de caractères justifient à eux seuls l'installation de l'application, même si vous comptez apprendre tout le reste ailleurs.

Il n'y a pas non plus de coût de démarrage, ce qui compte davantage pour le japonais que pour n'importe quelle langue européenne. Aucun manuel à acheter, aucune méthode de saisie japonaise à installer, aucune décision à prendre sur l'endroit où commencer. Vous appuyez sur des cases. Pour une écriture aussi intimidante, supprimer tous les prétextes de la première semaine vaut plus que ça n'en a l'air sur le papier.

Et vous voyez défiler des milliers de phrases correctes. Le japonais met le verbe à la fin, marque les rôles avec des particules au lieu de l'ordre des mots, et omet les sujets en permanence. Lire quelques milliers de phrases bien formées installe le sentiment de cette architecture avant que quiconque vous l'explique, et c'est exactement ce qu'un débutant devrait faire.

Enfin, Explain My Answer a réglé le plus vieux reproche adressé au cours. L'accusation classique était qu'on vous comptait faux sans rien vous dire. Depuis le 1er janvier 2026, cette explication par erreur est gratuite pour tout le monde, japonais compris. C'est une vraie amélioration, et la section suivante porte sur ce qu'elle ne fait toujours pas.

Là où Duolingo japonais est insuffisant

Chacun des manques ci-dessous est propre au japonais. Quelqu'un qui apprend l'espagnol n'en remarquerait presque aucun.

La grammaire est croisée, pas enseignée

La grammaire japonaise, ce sont surtout des particules et des terminaisons verbales, et les deux demandent à être expliquées à voix haute. は marque le thème, が marque le sujet, et la différence entre les deux est la question la plus posée par les débutants. L'exposition seule ne tranche pas, parce que les deux phrases ont l'air correctes et que la distinction tient à ce que fait la personne qui parle plutôt qu'aux mots affichés.

La politesse pose le même genre de problème, et c'est là que le français vous donne un vrai appui. Vous savez déjà qu'une langue peut disposer de deux registres grammaticalement distincts pour dire exactement la même chose, puisque c'est le tutoiement et le vouvoiement ; et vous savez aussi qu'employer le mauvais au bureau n'est pas une faute de grammaire mais une faute sociale. 食べる (taberu) et 食べます (tabemasu) veulent tous deux dire « manger », sauf que le japonais fait passer cette distinction par la terminaison du verbe et non par le pronom. Un cours qui enseigne par motifs vous montrera les deux et vous laissera dans le doute sur le registre que vous venez de produire. Explain My Answer aide après la faute. C'est un retour, pas un programme, et il ne se lit pas à l'avance.

La compréhension orale est propre et lente

L'audio du cours, c'est une voix, une phrase, qualité studio, sur un sujet qu'on vous a annoncé deux secondes plus tôt. Le vrai japonais est rapide, contracté, privé de ses sujets, et souvent à deux personnes en même temps. DuoRadio est une vraie amélioration et reste calibré pour les apprenants. Rien dans l'application ne vous prépare à une annonce de gare.

Vous assemblez des phrases plus que vous ne les produisez

C'est le manque le plus profond, et Duolingo a dit lui-même ce qu'on tait d'habitude : répondre depuis une banque de mots et répondre depuis un clavier ne demandent pas du tout le même niveau de rappel actif. Toucher les bonnes cases parmi huit, c'est de la reconnaissance déguisée en production.

Le passage au clavier existe pourtant, dans tous les cours à partir du niveau 2. Pour le japonais, cela suppose d'installer une méthode de saisie japonaise et de taper du rōmaji qui se convertit en kana puis en kanji, une compétence réelle et un obstacle réel, et la plupart des gens ne basculent jamais. Parler à un être humain passe par Video Call, et Video Call est une fonctionnalité Duolingo Max : la version gratuite plafonne donc au « répétez après moi ».

Les kanji n'ont pas de programme

Traité plus haut, et à lister ici comme un manque : de la vraie pratique, un ordre dicté par le vocabulaire, aucun nombre publié, aucune carte vers l'examen que vous pourriez passer.

Quoi associer à Duolingo japonais, et qui devrait s'en passer

Le cours couvre à peu près la moitié de ce dont un débutant a besoin. Comblez l'autre moitié avec trois choses, dans cet ordre.

Les kanji, avec de la répétition espacée. Un outil dédié aux kanji ordonne les caractères délibérément et programme les révisions autour de ce que vous, personnellement, continuez d'oublier. Anki avec un paquet partagé est gratuit et laid. WaniKani est payant et fait le classement à votre place. L'un comme l'autre valent mieux qu'absorber les kanji par accident.

La grammaire, depuis une source qui explique. Et voici le point qu'un avis anglophone ne mentionne jamais : les deux références du domaine sont en anglais. Le guide de grammaire japonaise de Tae Kim est gratuit en ligne et part du fonctionnement réel du japonais au lieu de partir des traductions anglaises ; Genki est le manuel de classe standard si vous préférez le papier et les exercices. Si votre anglais est confortable, c'est là que se trouve la profondeur, et il faut le savoir avant de chercher longtemps un équivalent français. Sinon, une méthode en français vous fera démarrer, quitte à basculer vers l'anglais plus tard. Lisez un chapitre sur les particules et cent phrases de Duolingo cessent d'être mystérieuses.

De l'écoute à vitesse réelle, plus tôt que ce n'est confortable. Vidéos et podcasts japonais destinés aux apprenants d'abord, puis n'importe quoi de fait pour des Japonais. Ce sont des heures qu'il vous faut, pas des leçons, et la seule exigence est de suivre à peu près.

Ajoutez un professeur particulier quand le budget le permet. Trente minutes par semaine avec quelqu'un qui réagit font ce qu'aucune application ne fait, parce que retrouver du japonais sous une légère pression sociale est précisément la compétence que l'application n'entraîne pas.

À qui s'adresse Duolingo japonais

Aux grands débutants qui n'ont jamais vu un kana. À ceux qui n'ont jamais réussi à installer une habitude de travail et qui ont besoin de la série. Aux voyageurs qui veulent des phrases de survie et savoir lire un menu d'ici six mois. À ceux qui vérifient d'abord s'ils aiment le japonais avant d'y mettre de l'argent.

Qui devrait s'en passer

Ceux qui lisent déjà les kana sans effort et veulent du volume de kanji : ils devraient aller directement à un paquet de répétition espacée. Ceux qui ont une date de JLPT, puisque le cours ne se raccroche pas à l'examen. Ceux qui doivent parler d'ici quelques mois, parce que l'entraînement à l'oral de l'application est soit scripté, soit derrière l'abonnement. Et ceux qui savent déjà que les séries les rendent anxieux plutôt que réguliers.

Toujours indécis ? Notre comparatif meilleure application pour apprendre le japonais place Duolingo à côté des solutions concurrentes, et les cours de japonais gratuits d'ici commencent exactement là où commencent les onglets de caractères de l'application.

Duolingo japonais : forces et manques en un coup d'œil

Duolingo japonaisCe qu'il vous manque encore
Hiragana et katakanaEnseignés correctement, avec exercicesUn tableau pour vous contrôler
KanjiArrivent au gré des phrasesUn paquet de répétition espacée, ordonné
Grammaire expliquéeUn retour par erreur, aucun programmeUn guide de grammaire ou un manuel
Particules et politesseVues sans cesse, rarement enseignéesUn professeur, ou un bon chapitre
Écoute à vitesse nativeClaire, lente, une seule voixSéries, podcasts, vraies conversations
Parler à un humainVideo Call, abonnement uniquementUn professeur ou un partenaire d'échange
Habitude quotidienneSa plus grande force, et de loinRien, ce point est couvert
Coût pour démarrerGratuit, rythmé par l'Énergie ou les CœursIl existe du gratuit pour chaque manque

Récapitulatif : le verdict sur Duolingo japonais

  • Enseigne-t-il les systèmes d'écriture ?

    Les hiragana et les katakana, oui, dans des onglets de caractères dédiés, avec tracé et exercices d'association. Les kanji aussi, mais ils arrivent dans l'ordre où les phrases en ont besoin plutôt que dans une progression pensée pour les kanji.

  • Le rōmaji par défaut

    Le rōmaji s'affiche à côté des kana dès la première leçon, et c'est à vous de le désactiver. Coupez-le vers la deuxième semaine, sinon vous pouvez rouler un an sans jamais lire du japonais.

  • Jusqu'où il vous emmène

    Duolingo annonce que le cours de japonais va désormais jusqu'au B2 du CECRL, contre A2 avant avril 2026, et ce quelle que soit la langue depuis laquelle vous apprenez. Aucune correspondance avec le JLPT : il ne peut pas vous dire si vous êtes prêt pour l'examen.

  • Ce qu'il fait mieux que tout le reste

    Un cours entier gratuit, le meilleur entraînement aux kana branché sur une boucle d'habitude, zéro installation, et des milliers de phrases correctes avant qu'on vous explique la moindre règle.

  • Ce qu'il ne fera pas

    Expliquer les particules et les niveaux de politesse, entraîner l'écoute à vitesse native, ordonner vos kanji, ni vous faire produire du japonais depuis une page blanche plutôt que depuis des cases.

  • Le correctif

    Associez-le à un paquet de kanji en répétition espacée, un guide de grammaire, de l'écoute réelle et un professeur une fois par semaine. Duolingo japonais est la première couche, pas le plan complet.

Apprenez l'écriture que Duolingo range dans un onglet à part

Nos cours de japonais sont gratuits et commencent par les deux syllabaires. Lisez les tableaux complets ici, puis retournez dans l'application avec le rōmaji désactivé.

FAQ Duolingo japonais

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